Si nous ne pouvons que soutenir les actions mises en place par l'intersyndicale, et au delà toutes les actions qu'elle que soit l'organisation qui en serait à l'origine, des actions qui sont de nature à conduire nos interlocuteurs à satisfaire nos revendications sur le volet social, nous devons rester très vigilants l'histoire nous l'a malheureusement déjà démontré.
Nous ne saurions nous satisfaire de miettes qui pourraient être lâchées, notamment sur le plan statutaire, au delà sur le seul plan social à minima et signer un chèque en blanc, comme cela fût le cas en 2006.
Nous ne refusons pas l'évolution sur le plan professionnel de notre métier. Elle parait inéluctable, la sécurité se recentrant au plan local manifestement. Cependant nous voulons que cette évolution s'accompagne tout naturellement de conditions sociales à l'identiques de celles qui ont cours dans les administrations d'Etat, comme la Police Nationale. Ce ne serait qu'équité et justice sociale.
Cependant, dores et déjà certains collègues appliquant les directives données par les organisations syndicales, font l'objet de pression, d'un chantage, de menaces de sanction, sous forme de demandes d'explications sur le ralentissement de leur activité, non pas par les maires contrairement à ce que l'on pourrait craindre, mais de la part des nôtres, de Chefs de Service, ce qui est pour le moins particulièrement intolérable, et qu'il faut absolument dénoncer.
Ces responsables de service, portent ainsi une atteinte manifeste à nôtre mouvement dans le seul but de servir leur cause, ou parfois même profitent de l'occasion pour régler des comptes avec des agents placés sous leur autorité.
l'USPPM considère que de tels agissements sont de nature à porter gravement atteinte aux droits des fonctionnaires.
J'invite les responsables syndicaux initiateurs de ces actions, à agir sans faiblesse en direction de ces responsables de service , qui visiblement par leurs agissements déservent la cause du mouvement initié et au delà des intérêts de toute la profession et soutenir toutes et tous ceux qui se sont joint à ces actions.
Ainsi dans certains postes, malgré la volonté de nombreux agents de participer à toutes les actions décidées , ne peuvent-ils même pas penser un seul instant passer à l'action, conscient que leur propre hiérarchie entend agir à leur encontre sans l'ombre d'une hésitation.
De nombreux collègues nous ont déjà fait part de l'existence de telles situations, qui mettent à mal le mouvement et sont intolérables.
Les responsables syndicaux doivent envisager des actions locales fortes, y compris au besoin par des rassemblements, par l'information de la presse et y dénoncer les faits, afin de soutenir les collègues et donner ainsi de l'ampleur au mouvement qui ne doit pas cesser, bien au contraire, il doit persister et s'accentuer.
LE PRESIDENT
Mes Amitiés